The family law / Les lois de la famille de Benjamin Law

The family law de Benjamin Law, Black Inc 2011
Les lois de la famille traduit par Elizabeth Peelleart, Belfond Editions 2012

Benjamin Law, jeune trentenaire homosexuel d’origine chinoise qui a grandit en Australie, nous offre une autobiographie colorée de ses souvenirs d’enfance et d’adolescence. Il nous dépeint avec humour les petits tracas de la vie de tous les jours. Affublé d’un frère quelque peu psychopathe, de trois sœurs, d’une mère atteinte d’un cancer du sommeil après sa séparation avec leur père, et d’un père roi de la cuisine thaïlandaise, Benjamin s’est sort plutôt bien.

Ce livre rythmé, divertissant et drôle arrive juste à temps pour les longues journées de farniente sur les plages de cet été. Ces 23 petits chapitres abordent des thèmes hauts en couleurs tels que les Noëls en famille, les (nombreuses) affaires de son père, la nudité, les descriptions imagées de la naissance des cinq enfants par sa mère, un cours d’éducation sexuelle qui tourne mal…

Dans ma famille on n’aime pas trop les activités extérieurs. Bien qu’ayant grandit sur la côte, maman déteste aller à la plage (tout ce sable que l’on ramène à la maison), et papa ne supporte pas de porter des tongs (« ça écarte les orteils »). Nous n’avons jamais campé. Tous ces trucs de camping – planter la tente ; faire la cuisine dehors ; les insectes ; faire ses commissions dans la nature ; dormir sur des cailloux ; se faire tuer ou violer au milieu de nul part – ne nous ont jamais emballés. […]. Nous, on préfère les parcs d’attractions.

Et lorsque Benjamin travaille dans l’épicerie de son père
Comme employé, j’étais maladroit. Une fois, en scannant une bouteille de sauce soja brune à la caisse, elle m’a échappé des mains, et a explosé contre le rebord de la caisse en granite en milliers de petits morceaux, projetant de la sauce soja dans tous les sens. […] Quand j’ai levé les yeux, une femme brune, la quarantaine – les enfants attendaient dans la voiture – était couverte de ce truc. Son chemisier blanc taché de noir, avec encore quelques petits espaces blancs où la sauce ne l’avait pas atteinte. Il y en avait sur son visage, dans ses cheveux, des petites taches de liquide comme des gouttes de rosée qui auraient mal tournées.

Je n’étais pas seulement maladroit, j’étais aussi un menteur pathologique. Quand des clients me demandaient quelque chose que je ne savais pas, je devenais soudain spécialiste de tout ce qui était oriental ou avait un lien avec la nourriture.  Les mérites des cinq épices. La fraîcheur de la viande de canard. La situation politique de la Chine. Peut-on congeler des fèves germées ? Bien sûr que oui. Plus tard, je retrouvais mon père dans son bureau. […]. Et est-ce qu’on peut congeler des fèves et les décongeler après ? Il fit la grimace. «  Bien sûr que non. Elles deviendraient toutes visqueuses comme des limaces. Il faut les manger fraîches. Très rapidement.» Il s’est frotté les tempes. « Pourquoi ? Qui a demandé ? » « Oh, personne, c’était juste par curiosité.

4 commentaires sur « The family law / Les lois de la famille de Benjamin Law »

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s