Puberty Blues de Gabrielle Carey et Kathy Lette

Puberty Blues - Affiche Série TVLes années 70, Sydney – Debbie et Sue ont 13 ans et sont inséparables. Leur but ultime est de se faire accepter par le gang hyper cool des Greenhills, les élèves les plus populaires du collège.

« Sue et moi voulions appartenir au gang des Greenhills. Elles étaient exceptionnelles – les filles les plus jolies et les plus cool de l’école et les meilleures surfeuses de la plage. Bronzées et blondes, on les remarquait dans la cour de l’école. Les filles étaient minces, épilées, sans soucis, et féminines. Elles portaient leur uniforme très court, avaient le plus de mascara et une bague de l’amitié.
[…]
Les gosses qui n’étaient pas dans ce gang passaient leur vendredi et samedi soir à la maison. Ils portaient des jeans Amco à pattes d’éléphants. Ils lisaient des livres. Ils allaient à l’église et n’avaient jamais entendu parler de Led Zeppelin. Si vous n’étiez pas une surfeuse, vous n’étiez personne. Vous étiez un plouc ».

Elles vont tout tenter pour les impressionner, fumer des Marlboro, débrailler leur uniforme, lézarder au soleil pendant des heures pour avoir un bronzage impeccable, tricher au examen. Et ce sera finalement leur sésame. Une fois acceptées dans la bande, elles se font choisir par un des garçons, sans avoir leur mot à dire. Il y a des règles strictes quand on intègre la bande la plus cool du collège, il ne faut pas être prude, mais il ne faut pas non plus trop se lâcher… sans quoi on se fait traiter de moll*. Les garçons sont les rois, c’est quand ils veulent où ils veulent, et les filles sont à leurs pieds.

« Pour le reste de l’après-midi, les garçons jouaient au ping-pong, se gueuler dessus et fumer des cigarettes. Les filles souriaient, crapotaient, et essayaient d’avoir l’air joli tout en s’ennuyant. »

C’est un livre rythmé, drôle et écrit en toute franchise, sans tabous. Ça vous rappellera sans aucun doute vos années d’adolescence où appartenir à un groupe était une fin en soi. On ne fait rien, oui, mais on le fait ensemble !

Voilà un autre passage typique de cette période :

« – Oh non ! Soufflais-je, agrippant ma planche. Ne regardez pas maintenant.
Nous avons toutes regardé. Non. Ça ne pouvait pas être vrai. Ce n’était pas possible. Mais il était là. Il était censé être à Sandshoes.
– Darren Peters ! On hurlé à l’unisson Vicki et Susan
– Qu’est-ce qu’on va faire ?
– Et Glen Jackson est là aussi
– Restez allongées !
– Ne regardez pas !
– Souriez !
– Il nous a vu…
Darren était le roi de Cronulla Beach. Costaud. Cool. Sexy. Bronzé. Fort. Là où Darren Peter allait, les têtes de nœud tremblaient de peur.
Nous parlerions de cette rencontre pendant des semaines. »

Je me suis amusée à chaque page des aventures de ces deux jeunes filles. En lisant ce livre, je me rends compte à quel point l’adolescence est une période cruelle. On aime, on admire et du jour au lendemain, on se fait descendre par les autres. On est exclu aussi vie qu’on a été accepté, et pour des raisons aussi futiles.

Ecrit dans les années 80, les thèmes (drogue, rapports sexuels, premiers amours, parents, alcool) sont plus que jamais d’actualité.

Puberty Blues de Gabrielle Carey et Kathy Lette vient d’être réédité par les éditions Text Publishing et Random house Australia et est accompagné d’une série TV adaptées du roman sur Channel 10. Voir le trailer ici.

* fille facile

Et vous, à quel groupe apparteniez-vous ? Les cools ou les ploucs ?

C’est mon quatrième livre lu participant à l’Australian Women Writers Challenge 2012

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