The night guest / L’invité du soir de Fiona McFarlane

The night guest de Fiona McFarlane, Hamish Hamilton 2013
L’invité du soir traduit par Carine Chichereau, Les éditions de l’Olivier 2014

Résumé de l’éditeur : Ruth Fields, 75 ans, vit seule avec ses chats dans une maison isolée de la côte australienne. Sa santé décline, mais elle tient à son indépendance. La vie s’écoule lentement, bercée par le rythme des vagues et le bruit du vent. Mais certaines nuits, Ruth entend un tigre rugir dans son salon. Est-elle en train de perdre la  tête ? Ou est-ce une manigance de Frida, son aide-ménagère depuis peu à son service ? À mesure que surgissent de troublants détails, chacune des deux femmes va s’accuser d’être une menace pour l’autre, et l’on ne sait à qui se fier. Tout cela finira mal, c’est certain.

L’invité de soir est le premier roman de Fiona Mcfarlane. Il a reçu un très bon accueil en Australie et en France.

Voici un commentaire des membres du jury de prix Miles Franklin :

[Un] premier roman magnifiquement écrit sur les tours que jouent l’esprit et les fantasmes de la vieillesse ainsi qu’un thriller psychologique rondement mené. Écrit du point de vue de Ruth, ce premier roman d’une subtilité, d’un esprit et d’une maturité étonnants – une œuvre sophistiquée d’un style élégant et d’une grande richesse.

 

8 commentaires sur « The night guest / L’invité du soir de Fiona McFarlane »

  1. Oui, en effet, les commentaires semblent très élogieux. Je me suis amusé à traduire les deux premières pages en français, puis j’ai comparé ma traduction à celle qui avait été publiée. Dans cette dernière, il y avait de bonnes choses mais aussi des faiblesses de style qui m’ont étonné. On y trouve des incohérences aussi : quelques exemples :
    A : « D’une main courageuse, elle s’est lancée à tâtons dans l’obscurité à la recherche du téléphone sur la table de chevet et a appuyé sur le bouton ( ???) pour appeler Jeffrey . »
    1. Elle s’est lancée … d’une main ?
    2. Se lancer à la recherche du téléphone… ?? qui se trouve à côté d’elle, sur la table de chevet !
    C’est plutôt : « Ruth avança courageusement une main dans le noir pour saisir son téléphone sur la table de chevet. Elle appuya sur la touche programmée pour appeler son fils Jeffrey… »
    B. « La ligne s’est mise à sonner ; Ruth n’a éprouvé aucun remords lorsque son fils a décroché, un grésillement dans la gorge. »
    1. la ligne sonne ?
    2. un grésillement dans la gorge ?
    3. éprouver des remords ? on ne comprend pas vraiment . des remords, pourquoi ?
    « Le téléphone sonna. Ruth entendit Jeffrey se râcler la gorge, mais ne regretta pas de l’avoir réveillé. »
    B : « mais elle craignait pour son bras, aussi l’a-t-elle ramené à elle. » : comme c’est lourd…
    1. « mais, craignant pour son bras, elle le replia vite/aussitôt. »
    L’emploi du passé composé (j’avais utilisé le passé simple) ne semble pas du tout approprié. Ce n’est pas le temps de narration pour un roman de ce genre.

    1. Très intéressant comme petit exercice, je devrais peut-être m’y coller aussi. Les erreurs que vous pointez du doigt aurai sans doute pu être évitées… le temps a peut-être manqué à la traductrice. J’ai lu le livre en anglais donc je ne peux pas lui en vouloir si je ne suis pas rentrée dans l’histoire. J’admire les traducteurs littéraires, je trouve que c’est un exercice très difficile ! Et il faut une volonté de fer pour pénétrer le monde de l’édition…Avez-vous traduit beaucoup de romans ?

      1. Oui, cet exercice est utile et je le pratique fréquemment car on a souvent accès (gratuitement sur Internet) au premier chapitre de romans en VO et VF.
        Effectivement, les traducteurs sont souvent pénalisés par le manque de temps, l’impossibilité de laisser leurs traductions se décanter avant de les reprendre, de les peaufiner, etc. N’oublions pas qu’il y a aussi les correcteurs qui relisent la traduction, reformulent certaines phrases, etc. Personnellement, pour l’avoir pratiquée en Angleterre, je suis partisan de la traduction en duo : on va bien plus vite à deux, on repère facilement ce qui ne va pas dans une traduction faite par autrui, etc. C’est extrêmement productif et enrichissant.
        Oui, j’ai traduit une histoire vécue pour le Reader’s Digest, mais me suis orienté très tôt vers pour la presse magazine (articles sur toutes sortes de sujets) : c’était un choix professionnel. On m’a proposé encore récemment deux romans à traduire, mais cela implique six mois de travail d’arrache-pied en plus de mes traductions mensuelles, donc c’est infaisable : je n’ai pas (encore) donné suite… à contrecœur car j’adore la traduction littéraire.
        Le monde de l’édition est effectivement très fermé. Mon expérience m’indique que les recommandations personnelles et le hasard jouent bien plus que les diplômes, etc. C’est particulièrement décourageant.

      2. La traduction en duo, vous voulez dire couper le roman en deux et en donner une partie à chaque traducteur ? Lorsque j’ai commencé mon master de traduction, c’était pour faire de la traduction littéraire, mais je m’aperçois que j’aime tout autant les autres types de traduction. La traduction d’article de presse, ça c’est fantastique ! Je rêve un jour de travailler pour Courrier international. Bon courage à vous

      3. « vous voulez dire couper le roman en deux et en donner une partie à chaque traducteur. » Non, cela nuirait à l’unité de ton, au style, etc. La traduction en duo que j’ai pratiquée à Londres était celle-ci : avec une collègue également universitaire, nous travaillions ensemble sur les mêmes textes, vraiment assis au même bureau : les observations, interrogations, échanges, etc. étaient donc constants, la traduction se faisant d’abord à haute voix avant d’être couchée sur le papier. Il y avait une symbiose totale entre nous. J’ai essayé de reproduire ce schéma ici mais n’ai pas trouvé preneur…
        Autre possibilité : un traducteur fait le dégrossissage de toute l’œuvre (une sorte de premier jet, mais soigné tout de même), le second affine, améliore, élague, etc. Avantage : chacun travaille à son rythme, le partage d’un lieu de travail n’est pas nécessaire. Désavantage : le premier jet, le « débroussaillage » risque d’être ardu et ingrat s’il s’agit d’un roman « difficile » , la remise en forme peut s’avérer difficile et frustrante. Par ailleurs, il n’y a pas d’échange permanent et de vive voix. Autre solution : l’un fait les pages paires, l’autre les pages impaires..
        J’espère que vous pourrez réaliser votre souhait de traductions d’articles de presse. Ce serait une bonne chose ! J’ai été effaré par certaines traductions lues sur Slate.fr, le Huffington Post, les actualités étrangères publiées sur des sites français, etc. ! Bon courage à vous aussi.

  2. Bonjour, Je pense qu’il y a une petite erreur dans le titre anglais ( « guest » plutôt que « guess »). Votre commentaire donne envie de lire le roman. Il est toujours très étonnant de voir à quel point les couvertures anglaise(s) et français(es) diffèrent. Dans le cas présent, la couverture française et peut-être presque trop explicite. Etant moi-même traducteur, je vais jeter un coup d’œil à la version française, par curiosité.

    1. Bonjour Jean-Paul, merci pour la correction ! Je me demande si cette erreur ne vient par de mon sub-conscient. Je n’ai pas faire de commentaire personnel concernant ce livre parce que je ne l’ai pas tellement apprécié contrairement à la plupart des critiques qui l’encensent. J’essaye donc de deviner (guess) à côté de quoi je suis passée…

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