Qui suis-je?

Texte publié sur le blog de Meanjin le 29 juin 2012.
English version below.

Petit à petit, je me suis rendu compte que je ne connaissais rien à la littérature australienne. Des acteurs, oui, des chanteurs aussi, mais des auteurs rien ! Et pourtant la littérature, c’est ce qui me passionne. Pour en savoir plus, je suis donc allée à la discussion organisée à Readings à la suite du lancement de la collection Text Classics aux éditions Text Publishing. Cette collection vise à combler un vide, celui de l’absence quasi complète des grands auteurs australiens en librairie.

Michael Heyward (directeur éditorial de Text Publishing) et trois panélistes ont exprimé leur stupéfaction face au manque d’accessibilité de ces livres dit « Classique », déplorant au passage que la littérature australienne ne soit pas plus enseignée dans les universités du pays.

J’ai moi-même étudié la littérature anglo-saxonne à l’université en France, et je ne me rappelle pas avoir eu de cours sur la littérature des pays du Commonwealth, uniquement anglaise et américaine. De plus, en France nous sommes noyés sous la production des romans français, à laquelle s’ajoutent les traductions de romans anglais et américains, ainsi que celles des pays non anglophones. Bref, l’Australie est, comme dans beaucoup d’autres domaines, lointaine et oubliée.

Habitant depuis quelques mois à Melbourne, cette ignorance m’a frappée et dans la foulée, j’ai créé mon blog consacré entièrement à la littérature australienne : https://lekoalalit.wordpress.com. Pour moi, il s’agit de mettre en lumière les auteurs contemporains, de parler des anciens, et de montrer au public français que la scène littéraire de ce beau pays est bien vivante et dynamique.

Depuis le lancement de mon blog (mi-mai 2012), plusieurs questions se sont posées d’elles-mêmes. Existe-t-il une écriture australienne ? En quoi est-elle unique et différente de l’écriture des autres pays anglophones ? Que recherchent les lecteurs français lorsqu’ils achètent ces livres-là? S’attendent-ils à trouver des kangourous et du surf à tous les coins de pages ? En tant que lectrice résidant en Australie, je cherche à comprendre les différents aspects de la culture, mais aussi le mode de pensée et de vie des habitants de mon nouveau pays. Pour le moment, je suis ravie de mes découvertes, je déplore cependant le manque de temps pour pouvoir lire toutes ces merveilles.

Mon dernier coup de cœur : Bereft / Les affligés de Chris Womersley qui vient de paraitre en France. Un récit touchant et palpitant.

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Little by little, I’ve realised that I didn’t know anything about Australian literature. Actors, yes, singers as well, but authors… nothing! And yet, literature is my great passion. So to learn more about it, I went to a discussion at Readings following the launch of a new collection of Text Publishing, the Text classics. This collection aims at filling a gap: the almost complete lack of availability of great Australian authors in our local bookstores.

Michael Heyward (Publisher at Text Publishing) and 3 panellists expressed their concerns about how these authors, considered as classics, were mostly out-of-print and not easily available throughout their own country. In passing, they called our attention to the fact that Australian literature is almost not taught at university in Australia.

I have studied American and English literature at university in France, and I can’t recall having a class dedicated to authors from the Commonwealth countries. Furthermore, in France we are overwhelmed by the quantity of books published each year, to which is added all the American and English translations, plus all the other languages…In short, Australia is, as in many other fields, far and forgotten.

Living in Melbourne for a few months now, this ignorance struck me, and in the same breath I created my blog: https://lekoalalit.wordpress.com. It’s my modest way to contribute to a better visibility of contemporary Australian authors, a chance to talk about older ones and to show French readers that the literary scene of this beautiful country is alive and more dynamic than ever.

Since the launch of the blog (last May), several questions came to my mind. Is there an Australian writing? What makes it different from the American or the English ones? What do French readers look for when they buy Australian novels? Are they expecting to find kangaroo and surf at every page? As a reader living in Australia, I look for a better understanding of the culture, mindset and way-of-life of the people of my adopted country. So far, I’m thrilled with my discoveries, and my only complain is that I don’t have enough time to read them all…

My favourite book so far: Bereft by Chris Womersley. A touching novel with suspense and a beautiful writing.

montane (.) angelique (@) gmail (.) com

10 commentaires sur « Qui suis-je? »

  1. Ton blog est tellement délicat! Je suis chercheuse en littérature et je viens de faire un blog pour aider les femmes à assumer leur féminité avec intelligence. Ça t’interessera peut-être :

    https://courrierdeparis.wordpress.com/

    Le Courrier de Paris, c’est avant tout le journal d’une femme. Une femme amoureuse, critique, féministe et trop féminine, chiante et rêveuse. Pourquoi faire un blog quand ceux-là pullulent sur la toile ? Il ne s’agit pas de vous donner simplement les références du nouveau vernis Dior rose poudré (que j’adore !!) mais d’aborder la vie parisienne et l’univers féminin d’un point de vue critique et historique. L’objectif de cette chronique est de repenser la féminité de manière intelligente. À mi chemin entre le blog de mode et l’article universitaire, je vous propose des pistes de réflexion pour réinterpréter la parisienne. Prenons plaisir à mettre du rouge sur nos lèvres mais, soyons attentifs à ce que tout cela signifie. Rendons à la féminité l’épaisseur que lui confèrent le Temps et sa représentation dans les Arts.
    Lyne d’Ailes

  2. Je pense Angélique que ton blog est une bonne introduction à la littérature australienne et donc une lecture complémentaire idéale à mon « Panorama du roman australien des origines à nos jours » (Hermann, 2009) que tu as eu la grâce de faire découvrir via ton blog.

    1. Merci Jean-Francois ! Ton livre est, je pense, le seul qui existe sur la littérature australienne et c’est un super outil. Peut-être pourrait-on organiser une interview pour parler de cet ouvrage et de la littérature australienne ?

  3. Angélique a répondu sur Qui suis-je?.

    en réponse à La Petite Banane:

    Je suis tombée sous le charme de ton joli blog ! J’aime beaucoup lire dans la langue de Shakespeare. Même si je n’y connais rien en littérature australienne, je me rappelle avoir passé un été entier chez ma famille à Hong Kong avec pour seul et unique compagnon de lecture le roman « A Town Like […]

    A TOWN LIKE ALICE par Neville Shute (TESTAMENT, publie en France, 1967)

    Merci beaucoup ! Je ne connais pas le livre dont tu parles, mais je vais certainement me pencher dessus. La littérature australienne est très variée car c’est un société multiculturelle où chacun à une chance de s’exprimer !

  4. Je suis tombée sous le charme de ton joli blog ! J’aime beaucoup lire dans la langue de Shakespeare. Même si je n’y connais rien en littérature australienne, je me rappelle avoir passé un été entier chez ma famille à Hong Kong avec pour seul et unique compagnon de lecture le roman « A Town Like Alice » de Nevil Shute. Je l’ai lu au moins 6 fois d’affilée. Oui, à l’époque, je m’ennuyais ferme. Bref, je m’égare, mais à chaque fois que je pense à l’Australie, je pense à Alice Springs. Il faudra que je vienne découvrir de mes propres yeux ce qui est réalité ou fiction.

    1. Merci beaucoup ! Je ne connais pas le livre dont tu parles, mais je vais certainement me pencher dessus. La littérature australienne est très variée car c’est un société multiculturelle où chacun à une chance de s’exprimer !

  5. J’aime beaucoup votre parti pris, d’autant plus que je ne connais que très mal la littérature australienne. En espérant avoir le plaisir de la découvrir entre vos lignes et plus encore !

  6. I don’t know in which language I should write.
    Je suis arrivée ici suite à un lien que Lisa (ANZ Lit Lovers) a laissé sur mon blog.

    Excellent projet.

    Je confirme qu’ici en France, on ne connaît rien ou presque à la littérature australienne. C’est comment, la vie à Merlbourne?

  7. I am enjoying your blog as I once had a bookshop in Paris called the Australian Bookshop and I opened it for the same reason you have created this blog. Courage et bonne continuation.
    Elaine Lewis (« Left Bank Waltz: The Australian Bookshop in Paris », Random House, 2006.

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