The husband’s secret / Le secret du mari de Liane Moriaty

The husband’s secret de Liane Moriary, Pan Macmillan 2014
Le secret du mari traduit par Béatrice Taupeau, Albin Michel 2015

 

L’express décrit ce roman comme un Desperate Housewives à l’australienne. Car, on sait que derrière les pelouses les mieux tondues et les sourires les plus éclatants se cachent parfois les actes et les âmes les plus noires. Et, en effet, ce roman présente des similitudes avec un des meilleurs épisodes de la fameuse série américaine.

Cet « épisode » se déroule dans une banlieue chic de Melbourne où l’on fait la connaissance de trois femmes : Cecilia (dans le personnage de Bree Van de Kamp), Tess (qui reprend superbement le rôle de Susan Meyer) et Rachel (on imagine assez la voisine Karen McCluskey). Rachel et Cecilia vivent dans cette même banlieue et se connaissent par l’école catholique de St. Angela, où Rachel travaille et où vont les trois filles de Cecilia. Tess, quant à elle, vit à Sydney, mais elle a grandi dans ce même quartier, a fréquenté cette même école et se retrouve rapidement de retour à Melbourne.

L’histoire s’ouvre dans la cuisine de Cecilia -archétype de la femme au foyer dont l’emploi du temps est réglé comme du papier à musique- après qu’elle ait trouvé une lettre de son mari, qu’elle n’était pas censée découvrir avant sa mort. Dès lors, un dilemme se pose, ouvrir ou non la lettre. La tentation est trop forte bien sûr, surtout quand Cecilia commence à suspecter son mari, John-Paul, de lui mentir. Le monde parfaitement organisé de Cecilia, qui n’aspire qu’à mener une vie normale, « Moi, je suis une mère de famille dans une banlieue tranquille » dit-elle, va être mis à l’épreuve. Cette histoire est le fil rouge du roman, auquel viennent se greffer le désespoir de Rachel qui vit éternellement dans le passé, et l’égarement de Tess face à une situation qui lui échappe complètement.

Ce roman a été une jolie petite découverte. Je m’attendais à un livre amusant et léger, et en cela, il a parfaitement répondu à mes attentes. Mais j’ai aussi été touchée par la détresse des personnages et par la vraisemblance des situations. Je me suis complètement laissé prendre au jeu, comme plus de trois millions de lecteurs dans le monde.

Liane Moriarty compte plusieurs best-sellers à son actif, elle a rencontré un joli succès avec son roman suivant Big little lies qui sera sans doute traduit en français dans les prochains mois. Big little lies est d’ailleurs en train d’être adapté pour la télévision avec Reese Witherspoon et Nicole Kidman.

 

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Les Forrest/The Forrest d’Emily Perkins

The Forrest d’Emily Perkins, Bloomsbury Circus 2012
Les Forrest traduit par Isabelle Chapman, Jean-Claude Lattès 2015

Résumé de l’éditeur : Il y a Lee, la mère, et Frank, le père. Dorothy et ses sœurs, Eve et Ruth, et leur frère Michael. Et Daniel, le fils quasi adoptif, au passé tumultueux. Dans cette famille, excentrique et sans le sou, chacun essaye de se construire en dépit des failles des autres. Pour Dorothy, le salut, ce sera Daniel. Un amour secret, initié dans l’enfance à l’abri des hautes herbes de la communauté hippie qui les accueillera un temps. Mais quelques années plus tard, Dorothy s’est mariée avec un autre et c’est désormais Eve qui partage le lit de Daniel.

Originaire de Nouvelle-Zélande, Emily Perkins offre le portrait d’une famille qui pourrait se trouver à Auckland, à Paris ou à Santiago. C’est cette quotidienneté qui fait de ce roman une œuvre passionnante et envoutante. Emily Perkins capture superbement la nature humaine et nous fait vivre plus de soixante années aux côtés de Dorothy, ménagère moyenne. Elle transforme les détails de sa vie quotidienne en épisodes tragiques, dans lesquels Dorothy semble se noyer. Qui ne s’est jamais un jour dit que ce sont les autres qui changent et non soit, « L’âge adulte était comme cela, votre voix calme, votre visage ordinaire, alors qu’intérieurement, vous étiez bouleversés, votre cœur n’avait que sept ans ou douze ans ou quinze ans. »

En 2013, Les Forrest a été sélectionné pour le prix littéraire britannique Women’s prize for fiction 2013

Emily Perkins est aussi l’auteur de La nouvelle amie, traduit par Anouk Neuhoff.

Lola Bensky de Lily Brett

Lola Bensky de Lily Brett, Penguin 2012
Lola Bensky traduit par Bernard Cohen, La grande ourse 2014

Lola bensky - Lily Brett

En novembre dernier, Lily Brett (& Bernard Cohen) a reçu le prix Médicis étranger pour son roman Lola Bensky, que je me suis donc empressée de lire pendant les vacances. Lily Brett est romancière australienne qui vit depuis plusieurs années à New York. Elle a publié de nombreux romans, mais celui-ci est le premier à être traduit en français.

Résumé de l’éditeur:
Le nouveau roman de Lily Brett, très autobiographique, raconte l’histoire captivante et drôle d’une jeune journaliste de rock un peu naïve qui, lorsqu’elle n’interviewe pas Mick Jagger ou Jimi Hendrix, pense au prochain régime alimentaire qu’elle va suivre.
C’est un émouvant hommage à tous ces génies du rock des années 60 et 70 qui ont marqué la mémoire collective de sonorités indélébiles. Mais c’est surtout un destin : celui d’une femme, fille de rescapés de la Shoah, qui se bat contre ses fantômes avec humour, tendresse et générosité.

Lola Bensky est le double de Lily Brett. Elle est née en Allemagne en 1946 dans un camp de réfugiés. Ses parents ont survécu à l’holocauste et à Auschwitz mais ont perdu toute leur famille. Ils ont immigré quelques années plus tard en Australie pour recommencer leur vie, mais leurs souvenirs ne cessent de les hanter. La position de Lola n’est pas simple. Sa mère la culpabilise parce qu’elle est grosse, et que dans les camps, les gens gros étaient suspects. En effet, ils obtenaient un régime de faveur de la part des nazis en leur rendant des services. Lola culpabilise aussi de sa vie facile et de cette société libre et démocratique dans laquelle elle a grandi. Plus Lola vieillit, plus les histoires que ses parents lui racontaient sur les camps l’angoisse, elle devient agoraphobe, hypocondriaque et souffre de crises de panique.

Le roman commence lorsque Lola a 20 ans elle est journaliste et interview les plus grandes vedettes du rock. Au cours de ses entretiens, elle raconte certaines atrocités que ses parents ont vécu ou desquelles ils ont été témoins pendant leur détention dans les camps. Mais ses souvenirs sont entrecoupés de réflexions complètement naïves et rafraîchissantes sur les faux cils sertis de brillants qu’elle a prêtés à Cher et qu’elle ne lui a jamais rendus, sur son prochain régime, ou sur les stars qu’elle rencontre.

[Les va-et-vient] composent le tableau intime, divertissant et névrosé d’un monde où tout est possible, le pire et le meilleur, un monde qui passe en quatrième vitesse des camps d’extermination aux expériences des sixties, désir en avant et mort aux trousses. Libération, Philipe Lançon 7 mai 2014

Je ne peux pas commenter sur la traduction de Bernard Cohen parce que j’ai lu le livre en anglais, mais je me pense qu’il doit se sentir pas mal fier de sa traduction et de ce prix. Quelle consécration pour un traducteur, plus habitué à être oublié que mis en avant ! Dans le monde de la traduction, un vieux débat persiste: quand on lit une traduction, apprécie-t-on les mots de l’auteur ou de son traducteur ? Pour en savoir plus sur le sujet du Traduttore-traditore (traducteur-traître), retournez le post de Bernard Cohen sur le blog de l’Obs.

Je vous laisse découvrir ce superbe roman que je ne saurais trop vous recommander.

The night guest / L’invité du soir de Fiona McFarlane

The night guest de Fiona McFarlane, Hamish Hamilton 2013
L’invité du soir traduit par Carine Chichereau, Les éditions de l’Olivier 2014

Résumé de l’éditeur : Ruth Fields, 75 ans, vit seule avec ses chats dans une maison isolée de la côte australienne. Sa santé décline, mais elle tient à son indépendance. La vie s’écoule lentement, bercée par le rythme des vagues et le bruit du vent. Mais certaines nuits, Ruth entend un tigre rugir dans son salon. Est-elle en train de perdre la  tête ? Ou est-ce une manigance de Frida, son aide-ménagère depuis peu à son service ? À mesure que surgissent de troublants détails, chacune des deux femmes va s’accuser d’être une menace pour l’autre, et l’on ne sait à qui se fier. Tout cela finira mal, c’est certain.

L’invité de soir est le premier roman de Fiona Mcfarlane. Il a reçu un très bon accueil en Australie et en France.

Voici un commentaire des membres du jury de prix Miles Franklin :

[Un] premier roman magnifiquement écrit sur les tours que jouent l’esprit et les fantasmes de la vieillesse ainsi qu’un thriller psychologique rondement mené. Écrit du point de vue de Ruth, ce premier roman d’une subtilité, d’un esprit et d’une maturité étonnants – une œuvre sophistiquée d’un style élégant et d’une grande richesse.

 

Barracuda de Christos Tsiolkas

Barracuda de Christos Tsiolkas, Allen and Unwin 2013
Barracuda traduit par Jean-Luc Piningre, Belfond 2015

Auteur du roman La gifle, ChristosTsiolkas utilise une nouvelle fois son talent d’écrivain pour disséquer la classe moyenne australienne, mettant en lumière ses travers et sa réalité. Barracuda, son nouveau roman, offre un regard sur la lutte permanente de Daniel Kelly, nageur surdoué issu d’une famille d’immigrés écossais et grecs qui reçoit une bourse d’études pour intégrer une école privée prestigieuse de Melbourne. Son arrivée dans cette école hors de prix signifie pour Danny, le « wog », le début d’une lutte contre ses camarades riches. Au côté des autres nageurs de l’équipe et de Coach Torma, il devient tour à tour « Danny » « Barracuda » (en référence à sa puissance impitoyable lorsqu’il nage) puis « Psycho Kelly ». Danny veut devenir champion olympique de natation, et rien ne se mettra en travers de sa route. Après avoir été humilié devant ses camarades parce qu’il avait pleuré, il apprend à contrôler ses émotions et à ne pas se laisser marcher sur les pieds :

« Première semaine du trimestre, février 1994

Le premier conseil que le Coach a donné à Danny ne concernait pas la natation : ni la nage, ni sa respiration, ni la façon d’améliorer ses plongeons ou ses virages. Tout ça viendrait plus tard. Il n’oublierait jamais son premier conseil.
[…]

– Pourquoi est-ce que tu te laisses faire ?
– Quoi ?
– Pourquoi tu les laisses te parler comme de la merde ?

On entendait son accent quand il disait le mot “merde”.
Danny haussa les épaules. “Sais pas.”

– Fiston, réponds-leur toujours quand ils t’insultent. Fais-le tout de suite. Même s’il n’y avait pas de mauvaises intentions, mets-toi en position de force, réponds-leur. Une insulte c’est une attaque. Tu dois la contrer. Tu comprends ? »

Et Danny appliquera toujours ce conseil, à ses dépens.

Le roman est divisé en plusieurs chapitres répartis sur une période de 16 ans de la vie de Danny, qui alternent entre récits à la première personne et souvenirs racontés par un narrateur omniscient. La première partie du roman est intitulée « Breathing in » (Inspiration), et il faut en effet une longue inspiration pour pouvoir tenir le coup. Le personnage et le lecteur sont en apnée, attendant le coup fatal que l’on a deviné depuis longtemps, mais qui tarde à venir. La deuxième partie est logiquement appelée « Breathing out » (Expiration), sans quoi Tsiolkas aurait noyé un grand nombre de ses lecteurs.

Je dois reconnaître que comme pour Eleven Season de Paul Carter, je ne suis pas particulièrement attirée par les livres qui parlent de sport, cependant, le dernier roman (La gifle) et le talent de Tsiolkas m’ont convaincu de lire ce livre et je n’ai pas été déçue. Bien sûr, j’ai trouvé que 500 pages c’était parfois un peu long, et que ce personnage était un peu trop égoïste à mon goût. De plus, la violence et le langage cru utilisé par Tsiolkas (sa spécialité) m’ont mis mal à l’aise. Mais ne lit-on pas des livres pour être émus et pour comprendre le monde dans lequel on vit. Barracuda m’a mis en colère et mal à l’aise, sans doute à la grande satisfaction de Tsiolkas qui « écrit des romans, non pas pour représenter la société, mais pour la confronter à ses vérités les plus infâmes. » (The Monthly)

Burial rites/À la grâce des hommes de Hannah Kent

 

Burial rites de Hannah Kent, Picador 2013
À la grâce des hommes traduit par Karine Reignier, Presses de la cité 2014

Je voulais lire ce livre depuis sa sortie, mais je me disais que ce ne serait pas très intéressant d’en parler puisque la traduction française n’allait pas sortir avant un bon moment. Mais l’autre jour, je surfais sur internet et par hasard, je vois que le livre de Hannah Kent vient de paraître aux Presses de la cité, plus rien ne me retenait. Hannah Kent est australienne et situe son histoire en Islande, pays où j’ai passé des vacances l’année dernière et qui me fascine. Ni une ni deux, j’ai donc sauté sur l’occasion.

À la grâce des hommes est le premier roman de Hannah Kent et il a été récompensé par le prix littéraire australien du manuscrit non publié en 2011. Depuis sa sortie, il a raflé pas moins de cinq prix littéraires et a également été nominé pour de nombreux prix littéraires en Australien et en Angleterre. Bref, un premier roman qui plaît à travers le monde. J’en veux pour preuve la publication en français relativement rapide suite à sa publication en anglais. De plus, un film est déjà prévu pour 2016, avec Jennifer Lawrence dans le rôle titre.

L’histoire : Agnes Magnúsdóttir, servante dans l’Islande austère et violente du XIXe siècle, est condamnée à mort pour l’assassinat de son amant et placée dans une ferme reculée en attendant son exécution. Horrifiés à l’idée d’héberger une meurtrière, le fermier, sa femme et leurs deux filles évitent tout contact avec Agnes, qui leur inspire autant de peur que de dégoût. Seul Tóti, le révérend chargé de préparer la jeune femme à sa fin prochaine, tente de la comprendre. Au fil des mois, Agnes raconte sa vérité, aussi terrible soit-elle à accepter. Mais la justice des hommes est en marche, et pourquoi Agnes réapprendrait-elle à vivre si c’est pour mourir ? Inspiré d’une histoire vraie, À la grâce des hommes est un roman sur la vérité, celle que nous pensons connaître et celle à laquelle nous voulons croire.

J’ai dévoré ce roman ! J’ai été littéralement envoûtée par cette histoire et par l’atmosphère qui s’en dégageait. Je me revoyais marcher sur ses terres sauvages, façonnées par le vent la pluie et le froid. Hannah Kent dépeint avec succès cette histoire vraie, rendant Agnes et le paysage à la fois effrayants et attachants. Jetez-vous dessus !

Cliquez ici pour lire un extrait.

 

 

The book thief / La voleuse de livres de Markus Zusak

The book thief de Markus Zusak, Macmillan 2005
La voleuse de livres traduit par Marie-France Girod, Editions Oh ! 2007

J’ai profité de la sortie du film La voleuse de Livres basé sur le roman de l’Australien Markus Zusak pour finalement m’y plonger. Il était sur mes étagères depuis plusieurs mois, l’occasion a donc fait le larron ! Cité parmi les 10 livres australiens qu’il faut avoir lus dans sa vie, La voleuse de livres raconte l’histoire de la jeune Allemande Liesel Meminger pendant la Seconde Guerre mondiale. Le narrateur de cette histoire n’est autre que la Mort qui retrace le destin de Liesel alors qu’elle découvre le pouvoir des mots, entre 1939 et 1943.

En 1940, lors d’une grande fête en l’honneur de l’anniversaire du Führer Liesel sauve un livre du bûcher.

L’homme qui se tenait sur le podium a demandé le silence. Son uniforme marron brillait. Les marques du fer se trouvaient presque encore dessus. Le silence se fit.
Ses premiers mots : « Heil Hitler ! »
Sa première action : Saluer le Führer.

« Quelle belle journée, a-t-il continué. Il s’agit non seulement de l’anniversaire de notre dirigeant bien-aimé, mais nous avons également de nouveau arrêté nos ennemis, nous les avons empêchés de s’insinuer dans nos esprits… »
Liesel essayait de se faufiler plus avant.
« Nous avons mis fin à une maladie qui se propageait en Allemagne depuis 20 ans, voire plus ! » Il accomplissait ce que l’on appelle un Schreierei, une démonstration publique de braillements exaltés, engagent la foule à être vigilant, à dénicher et détruire les complots diaboliques qui infectaient la nation de façon désastreuse. « Les immoraux ! Les Kommunisten ! » Et ce mot de nouveau. « Die Juden, les juifs ! »

Liesel est livrée à sa nouvelle famille d’accueil alors que son petit frère de 6 ans vient de mourir sous ses yeux, dans les bras de sa mère. Elle habite chez Rosa et Hans Hubermann, 33 Himmel Straße (j’apprends que Himmel en allemand veut dire ciel/paradis) qui reçoivent une petite allocation pour s’occuper d’elle. Liesel s’entend tout de suite bien avec
« papa » Hans qui la réconforte quand elle fait des cauchemars, lui lit des histoires et lui apprend à lire. Ils se retrouvent la nuit au sous-sol pour lire Le guide du Fossoyeur qu’elle a trouvé lorsqu’elle et sa mère ont enterré son petit frère. La vie de Liesel change lorsque Max Vanderburg frappe à la porte de la maison. Max est le fils d’un ancien ami juif-allemand de Hans, celui qui lui a appris à jouer de l’accordéon et qui est mort au combat en France lors de la Première Guerre mondiale. Max vient lui demander de l’aide et se retrouve caché au sous-sol de la maison pendant de nombreux mois. Liesel et Max deviennent amis et quand Max doit finalement fuir Himmel Street, il lui donne un conte qu’il a lui-même écrit sur les pages recouvertes de peinture blanche d’un livre qui lui a sauvé la vie : Mein Kampf.

Initialement destiné à un public d’adolescent, La voleuse de livres peut être lu par tous. Le narrateur est froid et cynique, mais également compatissant. Le livre se passe en Allemagne dans les quartiers défavorisés de Munich et pose un regard sans bienveillance ou jugement sur les Allemands de cette époque qui subissaient aussi les conséquences de la guerre. Un  point de vue différent qui rappelle un peu (bien que très différent) celui du livre d’Anna Funder, Tout ce que je suis, qui relate le destin d’Allemands résistants lors de la Deuxième Guerre.

Pour écrire le livre, Markus Zusak s’était inspiré des souvenirs de ses parents:
« C’était comme si l’Europe s’invitait dans notre cuisine lorsque ma mère et mon père me racontaient leur enfance en Allemagne et en Autriche, les bombardements sur Munich, les prisonniers que les nazis faisaient défiler dans les rues. Ce sont ces récits qui m’ont donné envie de devenir écrivain. » Le point

Je recommande vivement ce livre.

Pour voir la bande-annonce du film, cliquez ici. Geoffrey Rush qui joue Hans Hubermann est un des acteurs chouchous du cinéma australien (étant lui-même Australien).