Melbourne Writers Festival du 23 Août au 2 Septembre


“Le Melbourne Writers Festival est un lieu pour les histoires et les conteurs, pour les écrivains et les lecteurs : une destination pour les curieux. C’est ce à quoi nous vous invitons – à être curieux, à vous réjouir des sujets qui concernent l’âme et le cœur, de vous faire plaisir en ne pensant pas seulement à vos écrivains préférés, mais aussi ceux que vous allez découvrir. Profitez des idées et des histoires qui vous sont offertes, et amusez-vous !”
– Steve Grimwade, Directeur du festival

Cette année, le Melbourne Writers Festival se tient du 23 août (aujourd’hui) au 2 septembre dans plusieurs lieux éparpillés en ville. Le thème est Enquire Within  – que l’on peut tenter de traduire par Réflexion sur soi. Cela donne lieu à un grand nombre d’évènement et de discussions profondes et intéressantes. En voici une (toute) petite sélection…

Pour être hype
Manhattan to Melbourne avec des interventions des acteurs du fameux magazine The New Yorker. Rencontre avec le directeur éditorial, des critiques d’art, de musique et aussi l’un des dessinateurs du magazine.

Pour écouter des beaux discours
Simon Callow : Charles Dickens and the great theatre of the world, jeudi 23 Août.
Germaine Greer : Speaking Australian, jeudi 30 Août
Marcia Langton : Indigenous Exceptionalism, dimanche 26 Août

Pour découvrir de nouveaux auteurs
Les lectures gratuites du Samedi and Dimanche matin The Morning Read avec Angela Meyer au Yarra Building. Ou les différentes interventions des auteurs tout au long du festival : In conversation with Zoe Foster, Tom Keneally, Gillian Mears, Alex Miller…

Pour découvrir Melbourne
Des parcours à pied organisés dans la ville autour d’un thème: Melbourne’s bohemia, The natural origins of Melbourne, Eclectic bookshops, Melbourne Street Art tours

Un peu de musique pour finir…
Sunday session : Songwriter slam Dimanche 2 septembre
Collider: Solo in Red – Based on the writing of Cormac McCarthy, Vendredi 24 Aout
The Radio hour, Dimanche 2 septembre

Bien entendu, cette liste n’est pas exhaustive, retrouvez tous les détails et évènements sur  www.mwf.com.au/2012

Avant et pendant, le blog du festival permet de rester branché et d’élargir ses horizons.

Courez-y et bon festival !

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They crossed a Continent par Margaret Somerville

They crossed a continent (traduction. Ils ont traversé un continent) est un livre qui raconte le voyage incroyable de 95 enfants et de trois ‘sœurs’ méthodistes à travers l’Australie pendant la seconde guerre mondiale. Je n’ai entendu parlé de ce livre qu’aujourd’hui lors de la projection du film-documentaire Croker Island Exodus (réalisé par Steven McGregor).

1941, Darwin – Après l’entrée en guerre des forces australiennes, les femmes et les enfants sont évacués de la ville. Sur l’île de Croker, une petit mission méthodiste est responsable de 95 enfants de la « génération volée » aborigène. Lorsque les bombardements éclatent, les trois jeunes femmes responsables de la mission ont la possibilité de partir, mais elles ne peuvent pas abandonner les enfants. Après des mois d’isolement, les ressources diminuent dangereusement. Darwin est bombardé, il faut quitter l’île pour rejoindre le continent, sans l’aide de personne.

A travers la savane et les terres arides d’Arnhem, cette petite colonie marche vaillamment des semaines entières pour rejoindre Pine Creek où elle trouve les bases militaires américaines. Leur voyage les mène encore plus loin, car ce n’est que 44 jours plus tard qu’ils arrivent à destination: Sydney, à bord d’un train à bétail.

Grâce aux lettres écrites par Margaret Somerville, l’une des sœurs de la mission, il est aujourd’hui possible de retracer ce voyage inimaginable. Le film Croker Island Exodus est raconté à travers les témoignages de trois de ces enfants. C’est un film très émouvant sur une facette peu connue de l’histoire aborigène.

Le film est programmé au Melbourne International Film Festival le dimanche 19 Août à 11h. A ne pas manquer.

Ecriture, multiculturalisme et cosmopolitisme au Festival des Écrivains des Antipodes

Ce weekend se tenait au Wheeler Centre le Festival des Écrivains des Antipodes. Ce festival veut promouvoir et questionner la littérature des écrivains d’origine grecque en Australie.

J’ai assisté vendredi soir à la soirée d’inauguration, avec comme invités d’honneur Christos Tsiolkas (auteur du bestseller international, La Gifle) et Nikos Papastergiadis (professeur d’études culturelles a l’Université de Melbourne).

Toute l’attention a été donnée à Christos Tsiolkas qui a pu donner son point de vue sur la faillite de la Grèce en Europe, mais également sur son sentiment d’appartenance, étant lui-même un immigré grecque de la troisième génération.

Il aurait été très intéressant d’avoir l’avis de Nikos Papastergiadis qui aurait pu m’éclairer sur ce qu’est « l’écriture australienne », s’il en existe une.

Malgré tout, les réflexions de C. Tsiolkas furent intéressantes et m’ont permises de voir un peu plus clair dans son récit La Gifle, mais je ressors avec plus de questions que de réponses sur ce qu’est l’écriture australienne. Je n’avais pas jusqu’à maintenant pris en compte le fait que l’Australie moderne s’est formée grâce à des influences du monde entier.

Je trouve cela très intéressant de penser que la littérature australienne est multiculturelle et prend ces racines en 1788 avec les premiers colons anglais, mais appartient désormais également aux aborigènes et aux immigrants du 19e siècle et leurs enfants.

C’est sans doute un sujet sans fin que de vouloir définir l’écriture australienne (au même titre que l’écriture « féminine »), mais j’espère quand même trouver quelques réponses au cours de mes lectures.

En savoir plus : http://www.antipodesfestival.com.au
Du 15 au 17 Juin 2012, The Wheeler Centre