L’art de lire au bon endroit

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Le guide de l’été du magazine en ligne Broadsheet Melbourne vous propose les meilleurs endroits  pour dévorer vos livres en toute tranquilité… Suivez le guide !

Mon endroit préféré pour lire un bon livre, c’est dans mon lit à la fin de la journée. Quand je sais que plus rien ne me retient au monde réel…

Et vous, c’est où votre endroit préféré ?

 

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La Journée d’alphabétisation des indigènes récompense Anita Heiss

Hier, 5 septembre se tenait la Journée d’alphabétisation des indigènes organisée par l’Indigenous Literacy Foundation. Cette fondation lutte contre les discriminations à l’accès à l’alphabétisation entre les enfants aborigènes et le reste de l’Australie. ‘A l’âge de 15 ans, 1/3 des élèves aborigènes d’Australie n’ont pas les aptitudes et connaissances de lecture nécessaires pour faire face aux défis de la vie et peuvent s’en trouver désavantager bien après l’école.’ (PISA cité dans Bortoli et Cresswell, 2004)

A cette occasion a été remis le Victorian Premier’s Literary Award for Indigenous Writing – Grand Prix Littéraire du Victoria pour l’écriture Indigène. Anita Heiss est l’heureuse gagnante de ce prix ($20,000) pour son livre Am I black enough for you? (Suis-je assez noire pour vous ?) paru chez Random House Australie.

Les autres nominées étaient:

Purple Threads de Jeanine Leane (University of Queensland Press)
The Boundary de Nicole Watson (University of Queensland Press)

 

Am I black enough for you? Anita Heiss

Am I black enough for you ? Anita Heiss - Random hous Australia

Que veut dire être aborigène? Pourquoi l’Australie est-elle obsédée par la notion d’identité? Anita Heiss, auteure à succès et militante passionnée pour l’alphabétisation des aborigènes, est membre de la communauté Wiradjuri de la Nouvelle-Galles du Sud. Elle a été élevé dans la banlieue de Sydney, et éduqué dans une école catholique.  Elle est aborigène, mais cela ne veut pas dire qu’elle aime se promener pieds nus, et ne lui demandez pas d’aller faire du camping dans le désert.

Après des années à stéréotyper les aborigènes d’Australie (habitants de camps ou émeutiers à Redfern), les média australiens leur ont trouvé un nouveau crime, avoir la peau « trop claire » pour être un aborigène d’Australie.  De telles accusations ont mené Anita à prendre position en s’alliant à d’autres pour attaquer en justice un chroniqueur d’un journal pour violation du Racial Discrimination Act ; le journal & chroniqueur ont été reconnu coupable.

 

Why We Still Need Feminism. Sophie Cunningham

« Writer and feminist Sophie Cunningham has watched with growing frustration as women are increasingly marginalised: in the arts, in the media and in public life. In this provocative and highly acclaimed Melbourne Writers Festival address, she argues that disinterest in women – their being overlooked, disavowed and sometimes hated – is a profound problem in Australian culture, and that issues surrounding the economic and cultural rights of women are not being resolved by the free market. She advocates for a greater respect for women’s voices, and eschews charges of tokenism to make the case for affirmative action. »

Melbourne, July 2011

Watch the video here: Why We Still Need Feminism

Fascinant !

Place aux femmes

En juillet dernier, deux prix littéraires réservés exclusivement aux écrivains australiennes ont été remis à Gail Jones et Favel Parrett pour leur contribution à la scène littéraire australienne.

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Le Nita B Kiddle literary awards récompense une œuvre de fiction ou un essai écrit par une écrivain établie. Cette année le jury a récompensé Gail Jones pour son roman Five Bell. La lauréate a reçu la somme rondelette de $50,000.

Voici le résumé de l’éditeur, n’ayant pas lu le livre:
Par un jour radieux à Sydney, quatre personnes convergent vers Circular Quay où se trouve l’Opéra de Sydney et Harbour Bridge. Chacun est hanté par ses souvenirs : Ellie est préoccupée par son expérience de petite fille, James par une tragédie dont il se sent responsable, Catherine par la perte de son frère bien aimé à Dublin, et Pei Xing par son emprisonnement en Chine pendant la révolution culturelle. Raconté en un seul jour, Five Bells décrit de façon saisissante ces quatre vies qui se font échos. Le soir-même sous le ciel orageux de Sydney, chaque vie est changée pour toujours.

Le Dobbie Litterary awards récompense un premier ouvrage également écrit par une femme. Le prix a été attribué à Favel Parrett pour Past the Shallows. Un roman captivant qui retrace la vie de deux jeunes garçons dans la nature sauvage de la Tasmanie que je vous conseille vivement !

Depuis quelques années, un grand débat occupe le centre de la scène littéraire australienne et mondiale. Les femmes sont de moins en moins nominées et récompensées par les prix littéraires. Un exemple frappant: depuis la création du Prix Littéraire Miles Franklin en 1957 les femmes ne l’on remporté que 14 fois, dont 3 fois dans les 11 dernières années. Rappelons au passage que (Stella Maria Sarah) Miles Franklin était une femme.

Le rapport publié en 2011 par l’association VIDA Women in Literary Arts montre également que les livres écrit par des femmes font l’objet de quatre fois moins de critiques que ceux de leurs homologues masculins, et bien que les femmes soient de plus grandes lectrices que les hommes, leurs critiques sont moins nombreuses dans les journaux spécialisés. La littérature ‘féminine’ est devenue un sous-genre, de moindre qualité, s’attachant à des thèmes soi-disant moins universels que ceux des hommes.
S’agit-il de “sexisme littéraire”? Sans aucun doute.

Heureusement, plusieurs initiatives sont nées à la suite  de ce constat.
Le blog Australian Women Writers a vu le jour en 2011, c’est une précieuse source d’information pour tous ceux et celles qui veulent en savoir plus sur les auteurs australiennes. Il permet aussi d’avoir un bon aperçu des arguments de chacun face à ce problème. En 2012 ils ont mis en place le Australian Women Writers Challenge (auquel Le Koala Lit participe). Il s’agit d’encourager les lecteurs à lire plus de livres écrits par des femmes (tout genre confondu) et de publier des billets sur son propre blog (ou sur le site Goodread.com) pour partager ses impressions. Le challenge se termine le 31 Décembre 2012.

Un autre exemple de combativité, Sophie Cunningam (qui fut rédactrice en chef de plusieurs magazines culturels, éditrice et auteur) et 12 de ses consœurs  ont crée The Stella Prize. Ce prix dont la première édition aura lieu en 2013 annoncera à grand renfort de publicité les nominées et lauréates et récompensera la gagnante de $50,000. Le prix “célèbrera et reconnaîtra l’écriture féminine australienne, encourageant les futures générations d’auteurs et accroîtra de façon significative le nombre de lecteurs des livres écrits par des femmes.”

Publié le 7 Août sur Le petit journal

A mort les nouvelles technologies !

Avez-vous déjà essayé d’acheter un livre numérique légalement sur internet ? Non ? Laissez-moi vous peindre le tableau.

On vous offre  un joli Kindle à noël. Comme vous habitez à l’étranger et que vous ne pouvez pas acheter les nouveautés françaises, ce sera très utile.
Bref, vous êtes ravi !

Pour commencer vous aller sur la boutique Amazon.com où vous téléchargez quelques livres gratuits en anglais. Parfait, ça fonctionne !

Quelques jours plus tard, vous voyez une nouveauté française qui vous tente, vous visitez donc Amazon.fr pour faire votre achat (en toute légalité !).

Au moment de renseigner le champ de votre pays, vous indiquez Australie… Et là, un message d’erreur apparaît, impossible d’acheter des livres sur Amazon.fr quand vous n’êtes pas domicilié en France… Bon, deuxième tentative, vous avez encore de la famille en France, vous commencez donc à mentir un petit peu sur votre adresse. Vous attendez patiemment votre livre… quelques heures plus tard, vous êtes repéré par Interpol (j’exagère à moitié), qui vous prévient que vous avez renseigner des champs incorrectement et qu’il vous est impossible d’obtenir le livre commandé si vous n’habitez pas en France.
Vous vous êtes fait repérer par votre adresse IP (I quoi ???).

Conclusion, impossible de vous procurer des livres en français sur Amazon.fr sachant que vous avez acheté un Kindle, appareil uniquement compatible avec le format vendu sur Amazon. (Vous sentez la moutarde vous monter au nez ou pas ?!!?)

« Heureusement » en France nous avons la Fnac, qui fournie beaucoup de livres numériques.

Vous repérez votre achat, vous cliquez pour l’acheter.
Bien entendu un fois votre livre récupéré, le format ne correspond plus. Qu’a cela ne tienne, vous passez la nuit à chercher des logiciels de conversion de format. CALIBRE vous ouvre ses portes, et c’est parti !! Heu, pas si vite, vous avez pensé à la DRM ? (DR quoi ???) Ah oui, les éditeurs en bons commerçants ont mis des verrous sur les livres pour que lorsqu’on se les procure légalement (en payant le prix fort !!), on ne puisse pas les lire dans un autre format que celui acheté.

Vous y comprenez quelque chose vous ? Parce que moi je suis perdue… Ils ont dû oublié qu’on vivait au 21e siècle, et plus à l’époque de Gutenberg ceux qui ont mis ça au point !

Bref, votre livre (Piège Nuptial de Douglas Kennedy – qui au passage promettait d’être hilarant) est sur votre ordinateur, et ne sera peut-être jamais lu.

Et on appelle ça le progrès ?!?

 

Update novembre 2016 : J’ai enfin trouvé un site sur lequel on peut acheter des ebooks de l’étranger : Le furet du nord.

 

 

Recherche livre drôle désespérément

Depuis que j’ai commencé à lire des livres écrits par des australiens, je déprime… Non pas que ce que je lise soit de mauvaise qualité, loin de là ! Mais je me demande si d’être aussi loin de tout ne donnerait pas des névroses aux australiens.

Si on résume, pour le moment j’ai : vécu avec un père dont la femme est morte et déteste ses enfants, assisté à l’obscénité et au manque de moral de mes voisins, assisté au bannissement injuste d’un combattant de la 2nd guerre, à la vie tranquille d’un homme et d’une femme accablé par le quotidien, à la descente au enfer d’un jeune qui se fait bouffer par sa passion… mais où cela va-t-il s’arrêter ?!?

N’y a-t-il pas de raisons pour se réjouir dans cette belle Australie ? Ah si alors !

Bon je vous préviens, là je viens de commencer What the family needed (Ce dont la famille avait besoin) de Steven Amsterdam. La couverture decrit le livre comme « sarcastique, emouvant et carrément magique »

L’histoire d’une famille qui se découvre. Chaque chapitre offre une perspective différente, le tout soupoudré de pouvoir magique ; Giordana, la jeune sœur de 15 ans découvre qu’elle peut devenir invisible ! Réjouissant non ?

Et j’attends un Happy End cette fois-ci !