Cours gratuit en ligne : la littérature australienne

Et dire que j’ai failli passer à côté de ça ! Un grand merci à Morgane du blog 20 ans passés et aux réseaux sociaux !

Le cours gratuit en question : Littérature australienne, un guide rapide, est proposé par Coursera dans le cadre des MOOC – Massive Online Open Course. Il est organisé par l’Université du Western Australia et sera animé par Phillip Mead et Claire Jones (en anglais, sous-titré en anglais). Le programme s’étend sur 6 semaines à peine, ce sera donc assez intensif ! Début des festivités le 2 mars.

Semaine 1 : littérature et pays
Semaine 2 : crime et punition
Semaine 3 : explorateurs, frontière et colonisation
Semaine 4 : ici et ailleurs
Les deux dernières semaines sont destinées à la révision et à l’évaluation.

Pour les curieux, voilà la liste de livres qu’ils recommandent. J’en possède plusieurs sans les avoir lus, ce sera peut-être l’occasion !

Winton, Tim. Land’s Edge: A Coastal Memoir
Lawrence, D.H. Kangaroo
Strehlow, T.G.H. Songs of Central Australia
Dixon and Duwell. Little Eva at Moonlight Creek
Field, Barron. The Kangaroo
Tench, Watkin. 1788
Harpur, Charles. A Midsummer Noon in the Australian Forest, The Kangaroo Hunt
McNamara, Frank. A Convict’s Tour to Hell, Exile’s Lament
Clarke, Marcus. For the Term of his Natural Life
Flanagan, Richard. Gould’s Book of Fish
Leakey, Caroline. The Broad Arrow
Carey, Peter. The True History of the Kelly Gang
Temple, Peter. The Broken Shore
Idriess, Ion. Lassiter’s Last Ride
White, Patrick. Voss
Malouf, David. Remembering Babylon
Scott, Kim. That Deadman Dance
Hope, A.D. Australia
Richardson, Henry Handel. The Fortunes of Richard Mahony
Boyd, Martin. The Cardboard Crown
Stead, Christina. For Love Alone
Wright, Judith. South of My Days, For New England, For a Pastoral Family, For New England , Half a Life

Retrouvez plus d’info sur le site : https://www.coursera.org/course/auslitroughguide, et n’hésitez pas, c’est gratuit !!

Burial rites/À la grâce des hommes de Hannah Kent

 

Burial rites de Hannah Kent, Picador 2013
À la grâce des hommes traduit par Karine Reignier, Presses de la cité 2014

Je voulais lire ce livre depuis sa sortie, mais je me disais que ce ne serait pas très intéressant d’en parler puisque la traduction française n’allait pas sortir avant un bon moment. Mais l’autre jour, je surfais sur internet et par hasard, je vois que le livre de Hannah Kent vient de paraître aux Presses de la cité, plus rien ne me retenait. Hannah Kent est australienne et situe son histoire en Islande, pays où j’ai passé des vacances l’année dernière et qui me fascine. Ni une ni deux, j’ai donc sauté sur l’occasion.

À la grâce des hommes est le premier roman de Hannah Kent et il a été récompensé par le prix littéraire australien du manuscrit non publié en 2011. Depuis sa sortie, il a raflé pas moins de cinq prix littéraires et a également été nominé pour de nombreux prix littéraires en Australien et en Angleterre. Bref, un premier roman qui plaît à travers le monde. J’en veux pour preuve la publication en français relativement rapide suite à sa publication en anglais. De plus, un film est déjà prévu pour 2016, avec Jennifer Lawrence dans le rôle titre.

L’histoire : Agnes Magnúsdóttir, servante dans l’Islande austère et violente du XIXe siècle, est condamnée à mort pour l’assassinat de son amant et placée dans une ferme reculée en attendant son exécution. Horrifiés à l’idée d’héberger une meurtrière, le fermier, sa femme et leurs deux filles évitent tout contact avec Agnes, qui leur inspire autant de peur que de dégoût. Seul Tóti, le révérend chargé de préparer la jeune femme à sa fin prochaine, tente de la comprendre. Au fil des mois, Agnes raconte sa vérité, aussi terrible soit-elle à accepter. Mais la justice des hommes est en marche, et pourquoi Agnes réapprendrait-elle à vivre si c’est pour mourir ? Inspiré d’une histoire vraie, À la grâce des hommes est un roman sur la vérité, celle que nous pensons connaître et celle à laquelle nous voulons croire.

J’ai dévoré ce roman ! J’ai été littéralement envoûtée par cette histoire et par l’atmosphère qui s’en dégageait. Je me revoyais marcher sur ses terres sauvages, façonnées par le vent la pluie et le froid. Hannah Kent dépeint avec succès cette histoire vraie, rendant Agnes et le paysage à la fois effrayants et attachants. Jetez-vous dessus !

Cliquez ici pour lire un extrait.

 

 

Le koala lit fête ses 2 ans + cadeau bonus !

anniversaire

Que de livres lus depuis 2 ans. Grâce à ce blog, j’ai découvert de merveilleux auteurs (Favel Parrett, Chris Womersley, Kate Grenville). J’ai lu des livres drôles (Le théorème du homard, Miss Fisher, Looking for Alibrandi, Les lois de la famille) et des livres émouvants (La voleuse de livre, Le chemin de la liberté, Cinq matins de trop). Mais surtout, à travers chaque récit, j’ai découvert un petit bout de l’Australie. Des points de vue différents, des plus connus (Winton, Carey, Tsiolkas) aux plus marginaux (Pung, Hooper, Heiss).

L’Australie est un pays qui excite l’imagination. Vu d’Europe, c’est un pays où tout est possible, et qui comptabilise un certain nombre de records (notamment sur le nombre de bestioles mortelles…). L’Australie est aujourd’hui multiculturelle, et les différentes communautés vivent dans une relative paix. Dans les années 1970, des milliers de familles cambodgiennes ont fui leur pays alors sous le régime de Pol Pot qui massacrait son peuple. Beaucoup ont trouvé refuge en Australie.

La famille Pung se trouvait parmi eux. Ces réfugiés et immigrants forment aujourd’hui la nouvelle Australie, loin des clichés véhiculés par les campagnes de promotion de l’office du tourisme.

Unpolished Gem est un mémoire écrit par Alice Pung en 2006, et qui a obtenu un véritable succès. Il est d’ailleurs aujourd’hui étudié dans les écoles.

Pour fêter ces 2 ans sur la toile, je vous offre un extrait de la traduction du livre d’Alice Pung, Unpolished Gem traduit dans le cadre de mon projet final de traduction pour le Master de traduction de l’Université de Monash. J’espère le voir un jour publié par une maison d’édition en France.

 


Diamant Brut

 

Prologue

 

Cette histoire ne commence pas à bord d’un bateau.

Cette histoire commence dans une banlieue de Melbourne en Australie, dans un marché où de minces petites personnes fourmillent au milieu des gros cochons gras. Les gros cochons gras pendent à des crochets, avant d’être coupés en morceaux. Les minces petites personnes patientent devant les comptoirs en verre pour acheter des morceaux de viande enveloppés dans du papier journal. La négociation du prix des pieds de porc provoque mouvements de mains et froncements de sourcils parce que les intéressés Ne pale pa tlè bien anglé. « Comme un poulet qui essaierait de parler avec un canard », voilà ce que dit ma mère de ces conversations. Mais aujourd’hui, elle n’est pas là pour faire des chinoiseries sur la qualité des pieds de cochon, elle est allongée dans une chambre d’hôpital aseptisée et attend ma naissance.

Mon père est donc seul, planté au beau milieu du marché, les chaussures trempées par les énormes jets d’eau utilisés pour nettoyer les déchets à la fin de la journée. Il baisse les yeux sur les grilles et pense à la gelée de sang de porc, se demandant si oui ou non il en rachètera un jour. Il en aime le goût, mais Ah Ung lui a raconté que quand il a débarqué ici, il travaillait aux abattoirs. Les carcasses étaient pendues à des crochets sous lesquels étaient posés des seaux pour récolter le sang des porcs. Comme ils n’étaient pas lavés méticuleusement, de la pisse et d’autres excréments s’en écoulaient parfois. Mon père ne repense pas à Phnom Penh, où il mangeait du bouillon de cervelle préparé par des marchands ambulants stationnés à quelques mètres d’une devanture abandonnée devant laquelle un mendiant lépreux crachait ses poumons. Il lève les yeux et pointe du doigt les morceaux rose et rouge derrière la vitre et de son autre main, il en demande deux.

Dans cette banlieue, les mots comme et, à, et de ne servent à rien et faire des phrases entières n’est pas nécessaire. « Deux kilos ça. Donne sept ça ». Si vous demandiez poliment « auriez-vous s’il vous plaît l’obligeance de me donner un demi kilo de gombo » ? Il se pourrait que le vendeur ne vous comprenne pas. « Tu veux ç’ui là ? Ces bananes ? Combien t’en veux hah ? »Mon père réalise que ces échanges ne sont pas déclenchés par l’action des cordes vocales, mais plutôt par une multitude de mouvements de main et de grimaces. Les enquiquineurs qui parlent le plus fort arrivent toujours à leurs fins, et les plus bruyants sont toujours les femmes. Mon père laisse passer sa chance lorsqu’une femme d’âge moyen aux cheveux bouclés façon nouilles chinoises pointe son index réprobateur vers l’homme qui se tient derrière le comptoir, allant presque jusqu’à l’éborgner. Elle accuse l’autre non-anglophone de lui vendre des pieds de porc poilus. « Poulquoi tu donnes ç’ui là ? Ç’ui là pas bon ! Poilu là, là et là ! Poilu paltou! ç’ui là, là-bas meilleul ! Poul qui tu galdes les autles hah ? » Boum ! Le sac contenant les morceaux de l’animal ensanglanté se retrouve sur le comptoir, et mon père comprend qu’il est temps de filer vers le stand d’en face s’il veut du jambon sans poils.

La banlieue de Footscray possède sans doute le marché le plus bruyant et le plus crasseux du monde occidental, terme qui ne veut pas dire grand chose quand on est entouré d’Asiatiques. Le marché de Footscray est le seul marché où l’on peut peler et manger une mandarine entière avant de se décider à en acheter un kilo. Où on peut tâter et faire des trous dans une mangue pour vérifier sa saveur.  Mon père ne scille même pas quand il voit une petite fille se couvrir le visage d’une main, et de l’autre tenir un lychee fraîchement pelé pour amuser son petit frère « Aaah ! Mon œil ! ». Il observe le bébé dans la poussette qui se met à hurler et voit sa mère prendre quelques grains de raisin d’un stand et les lui fourrer dans la bouche pour le faire taire. Imperturbable, elle continue de faire des trous, de tâter et d’accomplir sur le stand d’autres larcins légitimes. Les femmes économes ne vont pas dépenser quatre dollars pour des fraises acides simplement parce qu’elles les ont goûtées ! Ma mère dit toujours :

– Tu auras plus de désagréments si tu dois les rendre ! Ayyah, pas la peine de t’en faire pour quatre dollars ! Goûte-les d’abord et ne les achète pas si tu ne veux pas.

Mais pas moyen de goûter ces pieds de porc avant de les acheter, se dit mon père en regardant à travers le sac plastique, il doit donc croire sur parole ce que dit la femme qui hurle au stand d’à côté. Il apportera ces pieds de cochon à sa sœur pour qu’elle les ajoute au bouillon qu’il portera ensuite à l’hôpital pour sa femme.

Mon père s’éloigne des odeurs moites du marché pour rejoindre la rue. C’est la banlieue de Franco Cozzo, le célèbre et farfelu vendeur de meubles, la banlieue qui a rendu Russell Crowe riche et célèbre pour s’être rasé la tête et avoir tabassé des minorités ethniques. Alors, ce n’est pas grave si ces routes ne sont pas couvertes d’or mais parsemées des vieux chewing-gums luisants que les gens ont recrachés. « N’avale pas le bonbon en caoutchouc, disent les mères à leurs enfants. Crache-le. Crache-le maintenant… c’est ça, sur le sol, là ». Ah ! Ce pays merveilleux où les enfants ont peur de mourir parce qu’ils ont avalé un chewing-gum Wrigley, et non pas parce qu’ils ont marché sur une boite de lait concentré remplie de munitions.

Donc au début mon père se fiche de la pisse qui se trouve dans la gelée de sang de porc servie dans les soupes Phô fumantes, ou que vous ne puissiez pas palé anglé tlè bien, ou que certains légumes vietnamiens soient introuvables à l’épicerie asiatique Tatsing.  Oui, il s’en fiche complètement parce que dans cette banlieue, il peut regarder claudiquer les mémés aux visages aussi rabougris et brunis que des pommes de terre déterrées, vêtues de leur veste matelassée. Ces mêmes mémés qui font rouler leur caddie de course à côté d’elles, et disent aux enfants qui caquettent de cracher leur chewing-gum. Mon père observe et sourit, se demandant si son premier enfant sera une fille ou un garçon. Il appuie sur le bouton en caoutchouc noir du feu rouge et se souvient de la première fois qu’ils ont découvert ces boutons sur un poteau qui tictaque.

 

© Angélique Montané 2014.

20 romans australiens à lire avant de fêter ses 30 ans

Ça faisait longtemps que je n’avais pas publié de liste de livres australiens à lire. Cette fois-ci, c’est la librairie Readings qui a crée une liste de 20 livres à lire avant ses 30 ans. Je tombe donc pile poil dans la catégorie, mais il va falloir que je m’active quand même un peu si je veux en venir à bout d’ici 1 an et demi. Bien entendu, il ne s’agit que d’un prétexte pour parler (ou reparler) de livres considérés comme des « classiques » de la littérature australienne, tout le monde peut donc les lire !

C’est parti !

Le bateau de Nam Le, traduit par France Camus-Pichon (The boat

Une partie du tout de Steve Toltz traduit par Jean Léger (A fraction of the Whole)

Loaded de Christos Tsiolkas (traduction indisponible)

Swallow the Air de Tara June Winch (traduction indisponible)

The women in black de Madeleine St John (Aucune traduction ne sera jamais disponible selon les souhaits de l’auteur)

Affection: A Memoir of Love, Sex and Intimacy by Krissy Kneen (traduction indisponible)

La véritable histoire du Gang Kelly de Peter Carey traduit par Elizabeth Peeleart (True Story of the Kelly Gang)

The monkey’s mask de Dorothy Porter (traduction indisponible)

Her Father’s Daughter d’Alice Pung (traduction indisponible)

Monkey Grip d’Helen Garner traduit par Jean-Jacques Portail (Monkey Grip)

A Lifetime on Clouds de Gerald Murnane (traduction indisponible)

L’homme qui aimait les enfants de Christina Stead traduit par Francoise Brodsky (The man who loved children)

Tirra Lirra de Jessica Anderson traduit par Rose-Marie Vassallo-Villaneau (Tirra Lirra by the river)

Night Games: Sex, Power and Sport de Anna Krien (traduction indisponible)

Candy de Luke Davies traduit par Mona de Pracontal (Candy)

Les lois de la famille de Benjamin Law traduit par Elisabeth Peellaert ( The family law)

Butterfly de Sonya Hartnett (traduction indisponible, mais d’autres titres du même auteur ont été traduits)

It’s Raining in Mango by Thea Astley (traduction indisponible)

He Died with a Felafel in His Hand by John Birmingham (traduction indisponible)

Scission de Tim Winton traduit par Nadine GASSIE et Océane BIES (The turning)

The book thief / La voleuse de livres de Markus Zusak

The book thief de Markus Zusak, Macmillan 2005
La voleuse de livres traduit par Marie-France Girod, Editions Oh ! 2007

J’ai profité de la sortie du film La voleuse de Livres basé sur le roman de l’Australien Markus Zusak pour finalement m’y plonger. Il était sur mes étagères depuis plusieurs mois, l’occasion a donc fait le larron ! Cité parmi les 10 livres australiens qu’il faut avoir lus dans sa vie, La voleuse de livres raconte l’histoire de la jeune Allemande Liesel Meminger pendant la Seconde Guerre mondiale. Le narrateur de cette histoire n’est autre que la Mort qui retrace le destin de Liesel alors qu’elle découvre le pouvoir des mots, entre 1939 et 1943.

En 1940, lors d’une grande fête en l’honneur de l’anniversaire du Führer Liesel sauve un livre du bûcher.

L’homme qui se tenait sur le podium a demandé le silence. Son uniforme marron brillait. Les marques du fer se trouvaient presque encore dessus. Le silence se fit.
Ses premiers mots : « Heil Hitler ! »
Sa première action : Saluer le Führer.

« Quelle belle journée, a-t-il continué. Il s’agit non seulement de l’anniversaire de notre dirigeant bien-aimé, mais nous avons également de nouveau arrêté nos ennemis, nous les avons empêchés de s’insinuer dans nos esprits… »
Liesel essayait de se faufiler plus avant.
« Nous avons mis fin à une maladie qui se propageait en Allemagne depuis 20 ans, voire plus ! » Il accomplissait ce que l’on appelle un Schreierei, une démonstration publique de braillements exaltés, engagent la foule à être vigilant, à dénicher et détruire les complots diaboliques qui infectaient la nation de façon désastreuse. « Les immoraux ! Les Kommunisten ! » Et ce mot de nouveau. « Die Juden, les juifs ! »

Liesel est livrée à sa nouvelle famille d’accueil alors que son petit frère de 6 ans vient de mourir sous ses yeux, dans les bras de sa mère. Elle habite chez Rosa et Hans Hubermann, 33 Himmel Straße (j’apprends que Himmel en allemand veut dire ciel/paradis) qui reçoivent une petite allocation pour s’occuper d’elle. Liesel s’entend tout de suite bien avec
« papa » Hans qui la réconforte quand elle fait des cauchemars, lui lit des histoires et lui apprend à lire. Ils se retrouvent la nuit au sous-sol pour lire Le guide du Fossoyeur qu’elle a trouvé lorsqu’elle et sa mère ont enterré son petit frère. La vie de Liesel change lorsque Max Vanderburg frappe à la porte de la maison. Max est le fils d’un ancien ami juif-allemand de Hans, celui qui lui a appris à jouer de l’accordéon et qui est mort au combat en France lors de la Première Guerre mondiale. Max vient lui demander de l’aide et se retrouve caché au sous-sol de la maison pendant de nombreux mois. Liesel et Max deviennent amis et quand Max doit finalement fuir Himmel Street, il lui donne un conte qu’il a lui-même écrit sur les pages recouvertes de peinture blanche d’un livre qui lui a sauvé la vie : Mein Kampf.

Initialement destiné à un public d’adolescent, La voleuse de livres peut être lu par tous. Le narrateur est froid et cynique, mais également compatissant. Le livre se passe en Allemagne dans les quartiers défavorisés de Munich et pose un regard sans bienveillance ou jugement sur les Allemands de cette époque qui subissaient aussi les conséquences de la guerre. Un  point de vue différent qui rappelle un peu (bien que très différent) celui du livre d’Anna Funder, Tout ce que je suis, qui relate le destin d’Allemands résistants lors de la Deuxième Guerre.

Pour écrire le livre, Markus Zusak s’était inspiré des souvenirs de ses parents:
« C’était comme si l’Europe s’invitait dans notre cuisine lorsque ma mère et mon père me racontaient leur enfance en Allemagne et en Autriche, les bombardements sur Munich, les prisonniers que les nazis faisaient défiler dans les rues. Ce sont ces récits qui m’ont donné envie de devenir écrivain. » Le point

Je recommande vivement ce livre.

Pour voir la bande-annonce du film, cliquez ici. Geoffrey Rush qui joue Hans Hubermann est un des acteurs chouchous du cinéma australien (étant lui-même Australien).