The mystery of the hansom cab de Fergus Hume

The mystery of the hansom cab de Fergus Hume - Text Classics

J’ai découvert ce livre grâce à la collection Text Classics de Text Publishing. C’est d’ailleurs le livre que j’ai acheté lors du lancement. Je n’avais pas encore crée mon blog. Je vous dis cela, parce que mon achat n’était pas vraiment axé sur la découverte de l’Australie, mais plutôt sur le divertissement (bien que mes lectures allient en général les deux !)

Je suis une grande fan d’Agatha Christie, et en particulier de son petit détective belge Hercule Poirot. J’apprécie aussi les aventures de Sherlock Holmes de Conan Doyle, je pensais donc que ce livre serait une parfaite introduction à la littérature australienne tout en ayant un thème familier.

L’histoire est assez simple, un homme est retrouvé assassiné dans un fiacre. Assez rapidement, le détective met la main sur le coupable et le fait arrêter. La suite du livre permet à démontrer que l’assassin presumé n’est en fait pas coupable.

C’est un livre grand public, écrit dans un style simple, compréhensible par tous (même ceux qui tâtonnent en anglais). L’histoire est bien menée, on s’attend un peu aux retournements de situation, mais dans l’ensemble on referme le livre satisfait.

Aujourd’hui, les raisons pour lesquelles j’achète un livre ont un peu changé, et je dois avouer que je recherche plus des romans qui me font voir l’Australie plutôt qu’une simple histoire de meurtre qui pourrait se passer à Paris, à Londres ou à Melbourne. Cela peut semble un peu dur, mais je dois insister sur le fait que ce livre m’a plu. C’est un très bon livre de genre que je recommande chaudement si vous êtes passionnés par les romans policiers à l’ancienne. Par contre pour la carte postale sur l’Australie, il faudra repasser.
ABC vient de diffuser le téléfilm. Pour voir le trailer, cliquez

Publié pour la première fois en 1886.
Disponible depuis Mai 2012 aux éditions Text Publishing(410 pages, $12,95)

Truth / Vérité de Peter Temple

Truth de Peter Temple, Text publishing 2009
Vérité traduit par Simon Baril, Editions Payot et Rivages 2012

Je remercie Jérome Toledano chroniqueur du blog Le spécialiste du polar d’avoir accepté de republier son billet sur le livre de Peter Temple, Vérité  sur Le Koala lit. Un bon polar pour bien commencer ces beaux mois d’été.

Vérité a reçu le Miles Franklin Award, la plus importante distinction littéraire australienne. Pour la 1ère fois, cet équivalent de notre prix Goncourt est remis à un roman noir.

Vu l’ampleur de la fresque brossée ici par Temple qui capte superbement le désarroi de nos sociétés en crise, ce livre pourrait s’appeler « la vérité sur notre époque ».
Alors que Melbourne vit un été caniculaire, que des incendies se sont déclarés et que le feu est aux portes de la ville, le commissaire Stephen Villani est appelé sur une scène de crime dans les beaux quartiers ; une jeune femme a été retrouvée sans vie dans un appartement de grand luxe. La morte le trouble profondément, lui faisant penser à sa fille Lizzie, adolescente en rébellion qui a fugué en compagnie d’un dealer. Villani se sent coupable de l’avoir négligée.
Aux antipodes de ce crime, son équipe se rend dans une banlieue sordide après la découverte macabre dans un hangar de trois cadavres d’hommes atrocement torturés. Deux enquêtes qui s’entrecroisent et se mêlent au souvenir d’autres affaires.

Melbourne devient ici un patchwork d’extrêmes : soirées chics pour privilégiés, planques sinistres de la pègre, bureaux de la police, collines où progresse le feu. Villani passe d’un monde à l’autre avec la tentation de vouloir tout maîtriser, mais se rend compte que les enjeux le dépassent. Une écriture typiquement hard-boiled, précise, laconique et même souvent elliptique qui donne son rythme particulier à ce roman tendu à l’extrême. La brutalité du réel, une profonde réflexion sur le mal, l’échec et la corruption. Mais c’est aussi un roman dans lequel le protagoniste se demande avec angoisse qui est sa vraie famille : son père, ancien mercenaire au Vietnam, son épouse absente, sa fille fugueuse, ou bien ses collègues, voire les criminels qu’il côtoie ?

Retrouvez la chronique originale ici

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