Et la gagnante du Stella Prize 2013 est…

La gagnante du premier Stella Prize est Carrie Tiffany pour son roman Mateship with birds.

Mateship with Birds - Carrie Tiffany

Selon les mots de la présidente du prix, Kerryn Goldsworthy « Mateship with Birds n’est pas aussi léger qu’il en a l’air, car sous sa surface dort de nombreuses observations justes sur le monde. L’histoire se déroule dans la campagne du Victoria dans les années 50, et suit la vie de deux personnages dont la solitude de la vie est masquée par les nombreuses occupations de leur vie de tous les jours: Harry, un fermier dont la femme vient de le quitter pour quelqu’un d’autre; et Betty, une infirmière  dont les enfants n’ont plus de père

Tiffany met en scène les deux personnages principaux et les personnages secondaires pour montrer corrélation complexes, non seulement entre les gens, mais entre notre vie et la nature. Nous sommes dépendant les uns des autres, et les comportements humains ont des répercutions jusqu’au plus petit détails de la vie des animaux et des oiseaux. »

Mateship with Birds a été nommé à de nombreux autres prix littéraires en Australie: le Miles Franklin Prize 2013 (à venir), le Women’s Prize 2013 (à venir), le Victorian Premier’s Literary Award pour le meilleur roman 2012, le Melbourne Prize du meilleur roman.

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Le Stella Prize – Prix littéraire féminin

La sélection de la toute première édition du Stella Prize (dont le nom est inspiré par l’auteur Stella Miles Franklin) viennent d’être annoncée. Ce prix est le premier du genre en Australie car il est réservé aux auteures féminines uniquement et le jury est composé entièrement de femmes. La gagnante se verra attribuer 50,000$ le 16 avril prochain.

Les titres suivants ont été retenu :

The Burial de Courtney Collins

Questions of Travel de Michelle de Kretser

The Sunlit Zone de Lisa Jacobson

Like a House on Fire de Cate Kennedy

Sea Hearts de Margo Lanagan

Mateship with Birds de Carrie Tiffany


Autant dire que j’ai du boulot sur la planche…

Pour plus d’information sur le Stella Prize, visitez leur site internet.

Place aux femmes

En juillet dernier, deux prix littéraires réservés exclusivement aux écrivains australiennes ont été remis à Gail Jones et Favel Parrett pour leur contribution à la scène littéraire australienne.

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Le Nita B Kiddle literary awards récompense une œuvre de fiction ou un essai écrit par une écrivain établie. Cette année le jury a récompensé Gail Jones pour son roman Five Bell. La lauréate a reçu la somme rondelette de $50,000.

Voici le résumé de l’éditeur, n’ayant pas lu le livre:
Par un jour radieux à Sydney, quatre personnes convergent vers Circular Quay où se trouve l’Opéra de Sydney et Harbour Bridge. Chacun est hanté par ses souvenirs : Ellie est préoccupée par son expérience de petite fille, James par une tragédie dont il se sent responsable, Catherine par la perte de son frère bien aimé à Dublin, et Pei Xing par son emprisonnement en Chine pendant la révolution culturelle. Raconté en un seul jour, Five Bells décrit de façon saisissante ces quatre vies qui se font échos. Le soir-même sous le ciel orageux de Sydney, chaque vie est changée pour toujours.

Le Dobbie Litterary awards récompense un premier ouvrage également écrit par une femme. Le prix a été attribué à Favel Parrett pour Past the Shallows. Un roman captivant qui retrace la vie de deux jeunes garçons dans la nature sauvage de la Tasmanie que je vous conseille vivement !

Depuis quelques années, un grand débat occupe le centre de la scène littéraire australienne et mondiale. Les femmes sont de moins en moins nominées et récompensées par les prix littéraires. Un exemple frappant: depuis la création du Prix Littéraire Miles Franklin en 1957 les femmes ne l’on remporté que 14 fois, dont 3 fois dans les 11 dernières années. Rappelons au passage que (Stella Maria Sarah) Miles Franklin était une femme.

Le rapport publié en 2011 par l’association VIDA Women in Literary Arts montre également que les livres écrit par des femmes font l’objet de quatre fois moins de critiques que ceux de leurs homologues masculins, et bien que les femmes soient de plus grandes lectrices que les hommes, leurs critiques sont moins nombreuses dans les journaux spécialisés. La littérature ‘féminine’ est devenue un sous-genre, de moindre qualité, s’attachant à des thèmes soi-disant moins universels que ceux des hommes.
S’agit-il de “sexisme littéraire”? Sans aucun doute.

Heureusement, plusieurs initiatives sont nées à la suite  de ce constat.
Le blog Australian Women Writers a vu le jour en 2011, c’est une précieuse source d’information pour tous ceux et celles qui veulent en savoir plus sur les auteurs australiennes. Il permet aussi d’avoir un bon aperçu des arguments de chacun face à ce problème. En 2012 ils ont mis en place le Australian Women Writers Challenge (auquel Le Koala Lit participe). Il s’agit d’encourager les lecteurs à lire plus de livres écrits par des femmes (tout genre confondu) et de publier des billets sur son propre blog (ou sur le site Goodread.com) pour partager ses impressions. Le challenge se termine le 31 Décembre 2012.

Un autre exemple de combativité, Sophie Cunningam (qui fut rédactrice en chef de plusieurs magazines culturels, éditrice et auteur) et 12 de ses consœurs  ont crée The Stella Prize. Ce prix dont la première édition aura lieu en 2013 annoncera à grand renfort de publicité les nominées et lauréates et récompensera la gagnante de $50,000. Le prix “célèbrera et reconnaîtra l’écriture féminine australienne, encourageant les futures générations d’auteurs et accroîtra de façon significative le nombre de lecteurs des livres écrits par des femmes.”

Publié le 7 Août sur Le petit journal