Les petits éditeurs ont aussi leur mot à dire

La semaine dernière le Small Press Network (SPUNC) a annoncé le premier gagnant du prix du Livre le plus sous-estimé de l’année, décerné à The cook de Wayne Macauley.

Ce prix mis en place par l’association des petits éditeurs d’Australie est sponsorisé par  Kobo. Il vise à mettre en lumière de très bons livres publiés par les petits éditeurs indépendants en Australie qui n’on pas eu leur place au soleil malgré leur qualité littéraire.

Voici la liste des nominés pour 2012:

  • The Dark Wet de Jess Huon (Giramondo)
  • I Hate Martin Amis et al. de Peter Barry (Transit Lounge)
  • Two Steps Forward de Irma Gold (Affirm Press)
  • The Cook de Wayne Macauley (Text).

Pour ma part, j’avais aimé le livre de Wayne Macauley malgré un style très déroutant.

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The cook de Wayne Macauley

Je n’avais jamais lu un roman comme celui ci. Tout d’abord, un style particulier, sans ponctuation (sauf des points et majuscules) ce qui ralenti un peu la lecture. Mais aussi, un rythme parlé, qui nous fait suivre le fil des pensées de Zac, ses obsessions et sa minutie dans la préparation de chaque plat.
Je ne sais pas par où commencer.

Text Publishing

Zac à 16 ans lorsqu’il intègre Cook School. Il  est issu d’un milieu défavorisé mais trouve sa voie dans la cuisine, et veut à tout prix atteindre l’excellence. Pour lui, Chef est un dieu et il veut suivre son exemple « Le pouvoir par le service ».
« Soit prêt je me disais reste concentré. Nous sommes ici pour servir nous sommes des esclaves de l’industrie du service à travers le service nous triomphons. Y a-t-il une culture dans l’histoire qui n’ait pas d’esclaves qui pensez-vous a construit les pyramides les pharaons ? »

A Cook School, il apprend à s’occuper des agneaux pour qu’il soit le plus tendre (et délicieux) possible, cultive ses légumes, travaille sans relâche pour impressionner Chef qui ne vient jamais.
Après plusieurs mois à l’école, il ne reste plus que lui. Il se fait engager comme cuisinier à domicile dans une famille riche. Il flaire l’opportunité de faire ses premières armes, et veut impressionner ses nouveaux maîtres.  Tout lui est offert sur un plateau, carte de crédit illimité pour acheter les produits les plus chers, une voiture de luxe pour aller faire les courses, une cuisine où il est le maître.

Il rêve d’ouvrir son propre restaurant L’insouciant et il est suffisamment entêté pour y arriver.

C’est un roman très sombre. L’auteur porte un regard cynique sur la société. Je referme le livre intriguée, un peu horrifiée.

C’est drôle parce que, en choisissant ce livre, je ne m’attendais pas a cela. Ce livre m’a fait vivre une expérience perturbante, parce qu’il ne suit en rien la construction habituelle du roman.

Le blog The Medusa vs. the Odalisque vous donnera une critique plus approfondie.

Publié par Text Publishing en Octobre 2011