10 livres pour découvrir la littérature australienne d'aujourd'hui

Je sais que vous aimez les listes. Je vois bien que mon article Les 10 livres australiens qu’il faut avoir lus dans sa vie est le plus populaire de tous les temps. Et bien, ça tombe bien, moi aussi je les aime les listes. Après tout, ça dispense de lire un long article maladroitement écrit. J’ai donc décidé d’en établir une qui regroupe quelques romans australiens parus en français entre 2018 et 2019. Je vous préviens, je n’en ai lu aucun pour le moment (je mettrais les liens vers mes critiques à mesure que je les lis) ! Mais j’ai une excuse, j’ai eu un bébé en janvier 2019 et croyez-moi, ce n’est pas de tout repos. Bon, j’ai quand même choisi d’y faire figurer des romans qui ont reçu des prix ou de très bonnes critiques. En dehors de Christos Tsiolkas et Richard Flanagan, qui sont des auteurs reconnus sur la scène internationale, les autres romancières et romanciers ont un lectorat un peu plus confidentiel. Je vous invite donc vivement à les découvrir.

Miki, dix-sept ans, vit coupée du monde depuis l’incendie qui a coûté la vie à ses parents. Sous le joug de son frère Kurt, un chrétien fondamentaliste, elle travaille comme serveuse dans leur restaurant et le soir, se rêve en héroïne de romans. Lors d’une escapade secrète en forêt, elle fait la rencontre de Leon, un garde forestier tout juste installé en Tasmanie. Les deux jeunes gens se donnent alors une mission extraordinaire : sauver les diables de Tasmanie de l’extinction.
Au cœur de paysages somptueux, le combat inoubliable d’une jeune fille pour protéger la nature et se sauver elle-même.
Karen Viggers revient avec un grand roman, véritable hommage aux beautés naturelles de l’Australie, et nous livre une formidable histoire d’amitié et de solidarité.

L’auteure est francophile et vous souhaite la bienvenue sur son site, mignon comme tout ! Vous y trouverez pleins d’info sur ses livres en français.

Après des mois de silence, Nathan et Bub Bright se retrouvent sur la frontière séparant leurs ranchs, au coeur aride de l’Outback australien. Leur frère Cameron gît à leurs pieds, mort de soif. Sur ces terres isolées et suffocantes, à trois heures de voiture les uns des autres, aucune autre âme ne vit dans les environs. Alors pourquoi Cameron aurait erré sous le soleil implacable jusqu’à en mourir ? L’enfant du milieu et le favori avait récemment repris la propriété familiale. Nathan et Bub vont y retrouver ceux qu’il a laissés derrière lui : sa femme, ses filles, leur mère, et quelques employés. Mais alors que commence le deuil, Nathan se met à avoir des soupçons, qui le forcent à remuer de terribles secrets de famille. Car si quelqu’un est responsable de la mort de Cameron… les suspects se comptent sur les doigts d’une main.

Jane Harper est l’auteure de Canicule qui a rencontré un joli succès en France. En 2018, un autre de ses romans a été traduit, Sauvage, disponible en livre de poche.

Âmes sensibles, s’abstenir !
Sauvages, puissants, dérangeants, crus, quinze textes portés par l’écriture rageuse de l’enfant terrible des lettres australiennes, pour continuer à nous interroger sur une société multiculturelle et décadente où couvent haine, racisme et frustration et où nous avançons, tels des dieux sans pitié.
 Serait-ce ça, la vie ? Des amitiés d’antan qui se brisent et laissent place à la vie d’adulte, aux contacts sporadiques et lointains ; l’être aimé qui apparaît soudain sous un tout autre jour, la colère laissant place à l’amertume, puis aux remords et à la peur d’être seul.
Ce serait ça, la vie. Des gens qui s’éloignent et qui s’aiment malgré tout, comme cette mère, troublée de voir son enfant devenir un homme ; comme ce fils qui lave le corps de son père, malade d’Alzheimer… C’est ça, la vie, des étincelles d’humanité dans la noirceur et la violence.

Pour lire mes critiques de ses autres romans, vous trouverez Barracuda et La Gifle ici.

À l’approche du Nouvel An 1991, Jack Burroughs découvre dans son jardin les restes de son chien déchiqueté par un animal sauvage. Il n’en faut pas plus pour le faire dérailler. Ce vétéran australien du Viêtnam, aux accès de violence imprévisibles, est coutumier des abandons de domicile. Mais cette fois-ci il ne reviendra pas. Au cours des jours suivant son départ, ses proches prennent tour à tour la parole. Chacun révèle ses craintes, ses rêves, ses souvenirs et peu à peu se dessine le portrait en creux du père adoré/abhorré, cet homme resté prisonnier de la jungle. Observatrice perplexe du chaos semé autour d’elle par les adultes, Ruby, la cadette, évoque une enfance rythmée par les éclats de voix et les bris d’assiettes. Lani, sa soeur aînée, ne pense qu’à fuir l’atmosphère claustrophobe de l’Australie rurale. Evelyn, leur mère, considère la vie qui aurait pu être la sienne si elle n’avait pas rencontré Jack, tout en espérant son retour… Quant à l’énigmatique oncle Les, il s’interroge sur le contenu d’une malle que lui a confiée son frère, dans le plus grand secret, quelques mois plus tôt. Jack préparait-il déjà sa sortie ?

Dix femmes emprisonnées au milieu du désert australien. Dix femmes au crâne rasé, vêtues d’habits étranges. Trois geôliers, vicieux et imprévisibles, pour les surveiller. Un jour, la nourriture vient à manquer. Pour elles comme pour eux. Et les proies se changent en prédatrices.

Ce roman a reçu le Stella Prize en 2016 qui récompense uniquement des femmes.Ma critique d’Animal people (uniquement disponible en anglais)

Darra, banlieue de Brisbane, 1985. Eli, bientôt 13 ans, grandit entre une mère toxico, un grand frère mutique et, en guise de baby-sitter, l’un des anciens prisonniers les plus célèbres d’Australie : Arthur « Slim » Halliday. Mais Eli ne connaît rien d’autre et, en l’absence de son père biologique, peut compter sur les « good bad men » qui l’entourent : son beau-père Lyle, qui a plongé sa mère dans la drogue mais tente maintenant de l’en sortir ; Slim, que sa longue expérience en cellule d’isolement a rendu philosophe ; Gus, son frère, qui communique en écrivant dans l’air et semble avoir des talents de devin. Un jour, Eli découvre dans le pavillon familial une pièce secrète qui contient de la drogue et un mystérieux téléphone rouge : il suit
Lyle et comprend que celui-ci travaille pour un gang de trafiquants local. Furieux et fasciné à la fois, Eli demande à travailler pour lui…

Cambridge, 1963.
Une chambre à soi. Du temps pour peindre. Tel est le rêve de Charlotte après la naissance de ses deux filles. Son mari Henry, lui, ne supporte plus le climat anglais pluvieux et brumeux, et rêve d’un pays aride et ensoleillé comme l’Inde de son enfance. Une brochure, glissée dans la boîte aux lettres, semble apporter la solution : « L’Australie réveille le meilleur en vous. » Henry y croit.
Charlotte, en dépit de ses réticences, finit par céder, et peu après la petite famille embarque pour l’autre côté du monde.
Cependant, sous le soleil cuisant de Perth, la terre s’assèche tout comme leur relation dont la substance semble progressivement s’estomper. À l’image des aquarelles, les contours de leur vie précédente se brouillent, se perdent.
Lorsqu’un nouvel événement vient chambouler l’équilibre familial fragile, Charlotte décide de prendre en main son avenir, quitte à renoncer à ce qu’elle a de plus précieux…

Parce que les défuntes de la famille McAllister ont une fâcheuse propension à réapparaître peu après leur crémation – renaissant de leurs cendres et venant accomplir une dernière tâche, ou régler quelque compte –, le jeune Levi prend conscience que sa sœur Charlotte, si elle mourait avant lui, pourrait subir le même sort, et lui infliger les mêmes surprises. Aussi décide-t-il qu’elle sera inhumée dans un cercueil, qu’il va confectionner de ses propres mains. Horrifiée par cette idée, et pleinement déterminée à honorer la “tradition familiale des flammes”, Charlotte saute dans le premier bus  pour le Sud de l’île et s’enfuit, bientôt poursuivie par une détective privée. C’est le début d’un périple échevelé aux quatre coins de la Tasmanie, territoire empreint de féérie et peuplé d’êtres étranges.

Kif Kehlmann est dans l’impasse. Il n’est plus capable de subvenir aux besoins de sa famille. Le roman qu’il essaie d’écrire depuis des années n’avance pas. Et pour couronner le tout, il est tasmanien – un descendant de bagnard, un moins que rien. Mais un soir, il reçoit un coup de fil de Ray, un ami d’enfance aux relations troubles, qui assure depuis quelques mois la protection rapprochée du plus célèbre escroc d’Australie, Siegfried Heidl. Ce dernier, en passe d’être jugé pour avoir fauché plus de sept cents millions de dollars aux banques, cherche quelqu’un pour rédiger ses Mémoires. Kif n’a-t-il pas toujours voulu devenir écrivain ? Quittant la Tasmanie et sa femme enceinte de huit mois, il rejoint Heidl dans les bureaux de son éditeur à Melbourne, où il disposera de six semaines pour produire un manuscrit. S’engage alors un singulier jeu de dupes. Paranoïaque, manipulateur, le maître fraudeur se dérobe aux questions précises, retarde l’avancée du texte, et distille à plaisir des informations contradictoires. Peu à peu Kif tombe sous l’insidieuse emprise de cet homme qui a placé son existence, par-delà le bien et le mal, sous le signe du mensonge et de la corruption de toute chose. Et qui invite Kif à la faire sienne, la vivre en miroir, tel un adieu à ses valeurs, un affranchissement : une inexorable libération.

Marie King a cinquante-neuf ans, est fraîchement divorcée, et mène une vie assez conventionnelle dans un quartier résidentiel de Sydney. Maintenant que ses trois enfants ont quitté le foyer, elle consacre la majeure partie de son temps à l’entretien de son jardin. Elle boit peut-être aussi un peu trop… Mais elle n’a pas réduit son train de vie fastueux, ses économies s’amenuisent et elle est bientôt contrainte de mettre en vente la maison « familiale ».
Un soir, après avoir pris quelques verres en ville, Marie entre dans un salon de tatouage. Elle en ressort moins d’une heure plus tard avec une rose dessinée sur l’omoplate. La transgression, le sentiment de se libérer du monde corseté et étouffant dans lequel elle a toujours vécu l’électrisent. C’est le premier tatouage d’une longue série, et le début d’une amitié avec Rhys, une jeune artiste qui lui fait découvrir une autre facette de Sydney et une nouvelle culture.
Confrontés au changement soudain de personnalité de leur mère, les enfants de Marie s’inquiètent. Ses amis des beaux quartiers, eux, ne la comprennent plus. Qu’importe, elle n’a plus les moyens — ni l’envie — de frayer avec eux. Et rien ne l’empêchera de reprendre le contrôle de son existence.

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